La guerre de sécession: L'armée Confédérée

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La guerre de sécession: L'armée Confédérée

Message par steiner61 le Ven 3 Jan - 10:12

L’armée confédérée
Le congrès des états confédérés autorise le 21 février 1861 la création de l'armée sudiste. Prenant modèle sur ce qui se fait au Nord, cette armée comprend 3 éléments distincts : une petite armée régulière d’environ 15800 hommes. A cette composante professionnelle, s'ajoute les volontaires qui constitue le gros des forces militaires et enfin les milices des états qui n'interviennent que dans la protection de leur état respectif.
Le 6 mars 1861, le congrès confédéré autorise le recrutement de 100 000 volontaires pour 12 mois. A ces 100 000 hommes qui doivent être équipés et armés par leur état, comté et villes d'origine s'ajoutent les 60 000 hommes déjà levés à la déclaration de la guerre, le 12 avril 1861.
En mai 1861, le Congrès confédéré autorise le recrutement de 400 000 hommes supplémentaires mais les moyens sont insuffisants pour les armer tous, seuls 200 000 sont retenus. Les chiffres exacts sont d'ailleurs inconnus quant au nombre de combattants de l'armée confédérée ; on estime ce nombre entre 500 000 et 1.4 millions d'hommes pour la durée de toute la guerre.

L'infanterie:
L'organisation des régiments d'infanterie est identique à celle du nord. Ils sont à 8 compagnies soit 843 hommes, pour l'infanterie régulière et à 10 compagnies, soit 1045 pour l'infanterie volontaire. Très rapidement les régiments passent tous, théoriquement, à 10 compagnies soit 1000 hommes. L'uniforme choisit est le gris, comme les cadets de l'école militaire de West Point. Dans les faits, les unités de volontaires ou de miliciens ont un large panel de tenues disparates parfois bleues foncées, comme le nord, occasionnant des méprises sur le champ de bataille. Si le nord fait table rase de cet ensemble de tenues pour adopter un uniforme bleu pour tous ses hommes, le sud souffre de problèmes pour maintenir une qualité optimale dans la fourniture de tenues à toutes ces troupes.





Comme le nord, Richmond standardise son uniforme qui demeure gris pour toute la guerre avec des nuances chromatiques selon les ateliers de fabrication ou les importations et des qualités allant du très bon au pire. Le bleu pale qui est la couleur distinctive de l'infanterie se retrouve sur le col, les manches et les parements de pattes d'épaules et de poitrine.

L'artillerie:
L'artillerie est organisée comme dans le nord, en régiments et en batteries, et ses canons sont sensiblement du même modèle, avec d’avantage de modèles importés (notamment des canons britanniques), que dans le nord qui, lui, fabrique ses propre canons.
On distingue les canons à âme lisse des canons à âme rayée mais aussi ceux à chargement par la bouche, qui forment la majorité, à ceux à chargement par la culasse, comme les Withworth Britannique. L'artillerie confédérée compte 16 régiments et entre 220 et 260 batteries.



Le rouge est la couleur distinctive de l’uniforme des artilleurs. Comme l'infanterie, les unités locales affichent parfois des tenues très variés et spectaculaire mais qui disparaissent peu à peu, après 1861 pour faire place a un uniforme standard.

La cavalerie:
La cavalerie sudiste, considérée comme supérieure à son homologue du nord, est plus délicate à former, le nombre de chevaux disponibles limite le nombre de régiments. Les hommes du Sud, vivant en majorité dans un milieu rural, sont de meilleurs cavaliers et sont naturellement plus aptes au service des troupes montées. Les combats du début de la guerre confirment leur qualité, mais le nord va compenser cette qualité naturelle par un armement supérieur et plus moderne avec les carabines à tir rapide Sharp et Spencer.





Le jaune est la couleur distinctive de la cavalerie que l'on retrouve sur le col, les manches et les parements de l'uniforme, les unités de volontaires locaux possèdent des tenues qui leur sont propres.

La mobilisation économique :
A son entrée en guerre, l’économie du sud repose sur son agriculture et le commerce. Son tissus industriel est embryonnaire. Pour pouvoir soutenir l’effort de guerre, tout est à créer. Cette montée en puissance économique va être lente et va mettre à contribution toute les bonnes volontées. On fait appel, par exemple, aux femmes sudistes et à leur pots de chambre pour fournir le nitre nécessaire à la confection de la poudre. Le cuivre est récupéré pour les amorces, le bronze des cloches pour les canons. On prospecte pour trouver du salpêtre et du nitre. Une industrie de la poudre est mise en place à Augusta. Les importations, gênées en partie par le blocus, fournissent la majorité des ingrédients nécessaires à la fabrication de la poudre en plus de la fourniture d'armements. Contrairement à une idée reçue, le sud ne manque pas de matériel et son armée est la plupart du temps correctement fournie en munitions, en armement grâce au travail exemplaire de son responsable du service du matériel, Josiah Gorgas, Le Sud est dépourvu d'industrie lourde et bien entendu ne posséde presque pas d'arsenaux, à l'exception de la fonderie de canons de Tredegar et des fabriques de fusils de Richmond et Fayetteville. La récupération d'armes sur les champs de bataille, les achats à l'étranger et la mise en place, tant bien que mal d'une petite industrie d'armement, permet au soldat sudiste qui a besoin de souliers, vêtements, couverture, tentes, de posséder une arme et une tenue réglementaire et réglementée depuis 1861. Heureusement, la situation globale va en s'améliorant et le soldat sudiste est correctement habillé la plupart du temps, mais en connaissant toutefois, des périodes de pénurie criante, selon les théâtres d’opération.



Le corps des officiers est le point fort du sud ; 7 académies militaires sur 8, se trouvent dans un des états de la confédération, de nombreux officiers supérieurs, ont fait leurs preuves dans la guerre du Mexique et le meilleur d'entre eux, le général Robert Lee, accepte de prendre le commandement des forces militaires de Virginie. Tout au long de la guerre, les Sudistes ont de remarquables officiers des trois armes dans leurs rangs, ce qui fait défaut aux forces de l'Union, tout au moins dans les premières années de la guerre.

Le soldat sudiste ne part pas au combat avec les mêmes atouts et faiblesses que son adversaire du nord. Habitué à des conditions de vie plus dures, il est plus rustique et peut se passer d'un minimum de confort comme d'une tente par exemple. Bon cavalier, bon tireur il est en outre commandé par des leaders d'exception. S’il ne manque jamais de balles ni de mousquets, il a plus de mal à se nourrir, à s'habiller et à être correctement soutenu par les services de santé ou de l'intendance, en grande partie, a cause d'une logistique défaillante et a une infrastructure routière et ferroviaire moins dense que dans le nord. Les uniformes neufs attendant sagement dans les dépôts parfois durant tout le conflit au lieu d'être livrés aux hommes. Le blocus du nord va en outre, affecter les populations civiles et donc, le moral des hommes au front. La politique de terreur qu'appliqueront les forces de l'Union, en 1864, qui va ravager les territoires du sud, finira de ruiner ses chances d'une hypothétique victoire. On estime à 260 000 le nombre de soldats sudistes tués dans la guerre de Sécession soit 1 soldat sur 4.
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